Around the World in 80 Days — habillage sonore de la série

Around the World in 80 Days — habillage sonore de la série

Around the World in 80 Days est une adaptation spectaculaire, en costumes, du roman classique de Jules Verne, avec David Tennant dans le rôle de Phileas Fogg. La série entraîne le spectateur dans un tour du monde de la fin du XIXe siècle — des clubs londoniens aux trains et navires, en passant par les déserts et les villes lointaines. C’est un genre dans lequel le son doit construire tout un monde que le spectateur n’a jamais entendu de ses propres oreilles.

Distinctions : Cette production internationale (notamment BBC / France TV), avec David Tennant dans le rôle principal, a connu sa première mondiale à Canneseries 2021. Sur une production d’aventure de cette ampleur, ce sont le son et la postproduction qui portent le poids de la crédibilité — de la reconstitution de la sonorité de l’époque à la construction des dizaines d’ambiances de voyage qui permettent au spectateur de traverser réellement les continents.

Le rôle du son et la postproduction

Une série de voyage située dans une époque révolue est l’une des tâches les plus exigeantes en postproduction sonore, car chaque épisode est pratiquement un film à part — autre géographie, autre décor sonore, autres véhicules et langues. La couche sonore se construit ici de zéro, sur plusieurs niveaux.

Le premier est la reconstitution de la sonorité de l’époque. Locomotives à vapeur, roues de calèches sur les pavés, sifflets, mécanismes des vapeurs, cohue des marchés — autant de sons qui n’existent plus dans la vie quotidienne. Il faut les recréer à partir de bibliothèques, d’archives et d’enregistrements maison, puis les peaufiner pour qu’ils sonnent non seulement de façon historiquement crédible, mais aussi cinématographiquement attractive. Le spectateur connaît le XIXe siècle surtout par l’imagination : le son doit combler cette imagination.

Le deuxième niveau, ce sont les ambiances et la géographie. Chaque lieu a besoin de sa propre signature sonore : le brouillard londonien ne sonne pas comme le vent du désert, un port pas comme un sentier de montagne. Ce sont les ambiances qui construisent l’impression de mouvement et de distance — le sentiment que les personnages traversent réellement les continents.

Le troisième, c’est le montage des dialogues, l’ADR et le plurilinguisme. Un tour du monde fait apparaître différentes langues et différents accents, et le dialogue doit rester intelligible malgré un décor sonore riche. C’est la couche la plus proche du spectateur : le montage des dialogues ordonne et nettoie les répliques d’origine, tandis que la supervision ADR (automated dialogue replacement) consiste à planifier et à mener les séances de réenregistrement, où les acteurs redoublent les répliques impossibles à récupérer du tournage — afin qu’elles se fondent dans l’original de façon invisible, scène après scène, tout au long de la saison.

Le savoir-faire All In Sound

Sur une production aussi vaste et internationale qu’Around the World in 80 Days, le son est pris en charge par une équipe de postproduction de plusieurs personnes, chacune responsable de sa part du métier. Olga Pasternak , monteuse son aujourd’hui cofondatrice d’All In Sound, a travaillé sur cette série comme superviseure ADR et monteuse des dialogues — tel était son rôle sur cette production précise, et non l’ensemble du son de la série.

La supervision ADR et le montage des dialogues comptent parmi les tâches les plus exigeantes sur une production de cette ampleur. Le montage des dialogues consiste à organiser et à nettoyer les répliques d’origine enregistrées au tournage — retirer les bruits, raccorder les prises, égaliser le timbre, pour que le dialogue porte la scène malgré un décor sonore riche. La supervision ADR, quant à elle, est un travail d’organisation et de direction : repérer les répliques impossibles à sauver de l’original, planifier les séances de réenregistrement, diriger les acteurs pendant le redoublement et ajuster ces nouvelles répliques avec assez de précision pour qu’elles se fondent dans la scène sans se faire remarquer. Un tour du monde y ajoute le plurilinguisme et une multitude d’accents, ce qui relève encore le niveau d’exigence.

C’est précisément cette expérience du travail sur de grandes productions qu’Olga apporte aujourd’hui à All In Sound. Nous travaillons en salle de montage 5.1 à un niveau d’écoute normalisé, avec une bibliothèque de sons de 4 To comme point de départ. Mais la vraie qualité du son d’une série en costumes ne naît que du travail manuel sur le détail — un montage des dialogues précis, un patient ajustement des prises ADR, le soin apporté à chaque transition entre les mondes.

Vous préparez une série d’aventure, une production en costumes ou un film exigeant la construction de mondes sonores entiers ? Découvrez nos projets et parlons de collaboration .

Questions fréquentes

En quoi consiste l'habillage sonore d'une série en costumes ?

À recréer la sonorité d’une époque : locomotives à vapeur, navires, marchés et villes du XIXe siècle. Le son doit être historiquement crédible tout en restant cinématographiquement attractif — car le spectateur ne connaît ces lieux, le plus souvent, que par l’imagination.

Pourquoi une série de voyage est-elle un défi sonore ?

Parce que chaque épisode est un nouveau monde : autre géographie, autres ambiances, autres véhicules et langues. Il faut construire des dizaines d’espaces crédibles et maintenir une sonorité cohérente sur toute la série.

Quel était le rôle d'Olga sur cette série ?

Sur Around the World in 80 Days, Olga Pasternak a travaillé comme superviseure ADR et monteuse des dialogues — supervision de l’ADR et montage des dialogues au sein d’une grande équipe de postproduction internationale. C’est une expérience de sa carrière qu’elle apporte aujourd’hui à All In Sound.