
The Substance — postproduction sonore
The Substance est un body horror remarqué réalisé par Coralie Fargeat, avec Demi Moore et Margaret Qualley dans les rôles principaux. Le film s’intéresse obsessionnellement au corps, à la jeunesse et à la décomposition — un genre dans lequel le son n’est pas un décor, mais le principal outil d’action sur le spectateur. Là où l’image suggère, le son complète ; là où la caméra se détourne, l’oreille reste sur les lieux de l’événement.
Prix et distinctions : The Substance est l’un des titres les plus primés de son année — il a remporté l’Oscar du meilleur maquillage et coiffure (cérémonie 2025) sur un total de 5 nominations aux Oscars, le Prix du scénario au Festival de Cannes (2024), et Demi Moore a reçu le Golden Globe de la meilleure actrice. Sur un body horror aussi salué, la couche sonore — sound design, bruitage (Foley) et mixage — a été l’un des outils clés qui ont construit cet effet.
Prix et distinctions
- Oscar du meilleur maquillage et coiffure — cérémonie 2025.
- Un total de 5 nominations aux Oscars, dont : meilleur film, meilleure réalisation (Coralie Fargeat), meilleure actrice (Demi Moore) et meilleur scénario original.
- Prix du scénario au Festival de Cannes (2024).
- Golden Globe de la meilleure actrice (comédie/comédie musicale) pour Demi Moore ; le film comptait au total 5 nominations aux Golden Globes.
Dans le cinéma de genre, de telles distinctions ne viennent pas de la seule image. Dans le body horror, c’est le son qui construit la physicalité et la tension — c’est pourquoi, sur un titre aussi primé, un sound design précis, un bruitage (Foley) enregistré à la main et un mixage réfléchi n’étaient pas un supplément, mais l’un des piliers de l’expérience tout entière.
Le rôle du son et la postproduction
Dans l’horreur charnelle, la postproduction sonore est responsable de bien plus que du réalisme. Elle construit une sensation physique — l’impression que ce qui se passe à l’écran se passe dans le corps du spectateur. Trois couches sont ici essentielles.
La première est le bruitage (Foley) — les effets de corps et d’objets enregistrés à la main : pas, contacts, frottement des tissus, clapotis, craquements. Dans le body horror, le bruitage est souvent l’élément le plus difficile, car des sons qui n’existent pas dans la nature — la peau qui se déchire, les tissus qui se déplacent — doivent être conçus à partir de sources réelles : fruits, argile humide, viande, latex. Le rôle du sound designer est de les assembler de sorte que le cerveau du spectateur y croie, même s’il n’a jamais entendu rien de tel.
La deuxième couche est la conception des effets et des ambiances — le silence stérile de la clinique, le bourdonnement des néons, les respirations, les tons subtils qui font monter le rythme cardiaque à l’insu du spectateur. La troisième, c’est le registre grave — un grave profond et physique, qui agit sur le corps plus que sur l’ouïe et construit une tension insoutenable avant le point culminant.
Ce n’est que le mixage qui unifie le tout : il décide quand frapper de toute la bande passante et quand laisser un silence chirurgical, comment répartir le dialogue, l’effet et la musique dans l’espace multicanal, et comment mener la dynamique pour que le moment le plus fort fasse vraiment mal. Dans le cinéma de genre, le silence avant l’impact est parfois plus important que l’impact lui-même — et c’est aussi une décision de mixage.
Le savoir-faire All In Sound
Notre lien avec ce titre est précis. Olga Pasternak, ingénieure du son et cofondatrice d’All In Sound, a travaillé sur The Substance comme superviseure du montage des dialogues (dialogue/ADR) — chargée du montage et de la supervision des dialogues ainsi que de l’ADR, au sein de la plus large équipe son du film (IMDb ). All In Sound n’a pas assuré l’intégralité de la postproduction sonore de ce titre — c’est une expérience de sa carrière qu’elle apporte au studio.
Le montage des dialogues est le fondement de la crédibilité d’un film. Une superviseure du montage des dialogues décide quelles répliques sont conservées du tournage et lesquelles doivent être ré-enregistrées en ADR , nettoie les enregistrements des bruits et incohérences, veille à la continuité de la voix entre des prises captées dans des conditions différentes, et bâtit la couche invisible mais essentielle sur laquelle reposeront ensuite les effets, le bruitage et la musique. Dans le body horror, ce travail est d’autant plus difficile qu’une respiration, une déglutition ou une voix déformée deviennent elles-mêmes des instruments d’effroi.
Ce savoir-faire, nous l’apportons au sound design et au montage son chez All In Sound — y compris au montage des dialogues et à la réalisation de l’ADR. En salle de montage 5.1, nous travaillons à un niveau d’écoute normalisé, ce qui permet de contrôler chaque détail de la texture — du souffle le plus discret au plein impact physique. La bibliothèque de sons de 4 To fournit un point de départ, mais la vraie sonorité ne naît que de l’étagement, du traitement et du bruitage (Foley) ajouté à la main. Nous en disons plus sur notre expérience dans la rubrique à propos .
Vous réalisez un film de genre, une animation ou une publicité où le son doit vraiment faire la différence ? Écrivez-nous ou découvrez nos projets — nous nous chargerons volontiers d’un nouveau titre exigeant.
Questions fréquentes
Pourquoi le son est-il si important dans un body horror ?
Dans le body horror, c’est le son qui construit la physicalité et le dégoût — craquements, déglutitions, frottement de la peau et des corps. Le spectateur détourne le regard de l’écran, mais ne ferme pas les oreilles, si bien que la couche sonore porte l’essentiel de la tension.
En quoi consiste le sound design dans un tel film ?
À construire les effets de zéro : bruitage (Foley) du corps, conception de textures charnelles, couches d’ambiance et grave profond et physique. C’est un travail d’enquête — assembler des sons irréels à partir de sources réelles.
Qui était responsable du son, et quel est le lien d'All In Sound avec ce film ?
Olga Pasternak, ingénieure du son et cofondatrice d’All In Sound, a travaillé sur The Substance comme superviseure du montage des dialogues (dialogue/ADR) — chargée du montage et de la supervision des dialogues ainsi que de l’ADR, au sein de la plus large équipe son du film. All In Sound n’a pas assuré l’intégralité de la postproduction sonore de ce titre ; c’est une expérience de la carrière d’Olga qu’elle apporte au studio (IMDb : https://www.imdb.com/name/nm7211150/) .
